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Où va la BCE ? 

 janvier 3, 2022

By  Laurie Cardile

Ce texte est extrait de la transcription google 

Aujourd'hui une des préoccupations principales des investisseurs, c'est de savoir quelles vont être les politiques monétaires menés par les banques centrales dans les prochains mois ? Comment ils vont réagir à l’inflation ? Les montées de taux, les problèmes de taperring et que vont-elles faire de leur bilan ?

Cette fin d'année 2021 nous commençons à voir une asymétrie qui se met en place entre les décisions que près de la FED et prennent la BCE. La FED a déjà préparé les esprits à une remontée de taux pour le milieu d'année 2022 ou début 2023 et donc réduisent leurs problèmes de taperring jusqu'au printemps 2022 pour arrêter donc les rachats d’actifs et plutôt stabilisé leur bilan.

Mais comment ils voudraient réduire ? Ils ont essayé de le faire en 2018 cela à provoqué une perturbation assez importante fin 2018 sur les marchés. Mon avis est qu’ils vont y aller progressivement pour arrêter les rachats d'actifs et des montées de taux autour des 2% pour contrer cette inflation qui est importante aux États-Unis. 

Pourquoi voit-on une asymétrie se mettre en place ? Il y a des corrélations entre les deux politiques monétaires BCE et FED sur le marché du travail. 

On estime 5 millions d'Américains qui ont quitté le monde du travail alors il y a beaucoup moins de main d'œuvre disponible. On voit qu’il y a eu une hausse des salaires et l'inflation peut être transitoire quand elle s'attaque aux matières premières ou à des choses extérieures à la société.

Mais lorsque l'inflation commence à attaquer les salaires cela indique une inflation qui va s'installer durablement. Aujourd'hui cette pénurie de main d'œuvre demande à ce que la FED intervienne.

Ce n'est pas le cas en Europe, car c'est l’inverse, car on a 1% de plus de travailleurs qui ont rejoint le marché du travail après la crise de la Covid. Si en Europe l'inflation n'arrivent pas par les salaires, on va rester sur une inflation dit des matières premières et on sait que d'ici peut-être six à 18 mois cette inflation va baisser par elle-même, on s'attend à une inflation autour des 2% qui commence à être une inflation intéressante pour les investisseurs. Aujourd’hui la BCE n'a pas de vocation à monter les taux trop haut. 

La mission de la BCE s’étend un petit peu, car aujourd'hui on a une inflation qui est là, mais qui n'a pas l'air d'être une inflation aussi durable que celle qui risque d'arriver aux États-Unis avec la hausse des salaires et donc puisqu’elle est plus tranquille sur le front de l'inflation et s’occupe d’autres choses. On l'a vu dans le mandat de la BCE aujourd'hui s'occupent des transitions énergétiques, financer des plans ou des entreprises qui vont aller vers plus d'écologie et s’occupe du retour à l'emploi des européens, s’occupe de l'amélioration de l’économie dans la zone euro. 

Malgré tout, il faut rester vigilant, c’est comme la crise sanitaire on ne sait pas vraiment si on en est sorti ou pas. La BCE fait de la politique monétaire, mais à dominante fiscale ce qui est le plus gros danger en Europe c'est la problématique des dettes des états. Les états sont très endettés et des fortes remontées de taux pénaliserait l'économie, mais les entreprises sauront s'adapter assez rapidement. Aujourd'hui les montagnes de dettes accumulées par les pays font en sorte qu'il faut garder des taux nominaux donc des taux réels négatifs. 

Pour cela, la BCE va réduire son programme de rachats d'actifs et va le remplacer sûrement par un autre en se laissant une marge, c'est-à-dire de pour acheter un petit peu plus de dette d'état que ce qu’elle est permit.

À l’heure actuelle la BCE rachète la dette des états à proportion de leur importance dans la BCE ainsi chaque pays en fonction de sa taille, la taille de son bilan, de la taille de son économie la BCE peut racheter plus ou moins de dette. Ce nouveau programme permettrait à la BCE d'acheter par exemple si l'Italie ou l’Espagne est attaquée en tout cas la dette de ces pays-là est attaqué, la BCE va racheter un petit peu plus de d'Italie que d’Allemagne.

Pour conclure, on a une BCE qui va se décolérer de la FED puisque les problèmes d'inflation sous-jacente ne sont pas les mêmes on a une grosse inflation sur les salaires aux États-Unis qu’on n'a pas encore en Europe et ensuite la dette américaine, car les Américains ne sont pas trop enclins à s'inquiéter de la montée de leurs dettes alors qu'en Europe oui. On a une transformation d’une BCE qui était plutôt libérale et conservatrice vers aujourd'hui des politiques qui sont sociaux-démocrates et keynésiens ce qui peut être bon pour l'économie d’avoir des puissances comme des banques centrales qui s'occupe de stimuler l’économie.


Lien de notre podcast : https://anchor.fm/dashboard/episode/e1c49ub

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Laurie Cardile


Philippe Agnelli

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